Mort d'Antoinette Fouque, une "ambition historique de femme" | L'Humanité


Mort d'Antoinette Fouque, une "ambition historique de femme" | L'Humanité

Son engagement politique, l’Alliance des Femmes pour la Démocratie

L’Alliance des Femmes pour la Démocratie est une structure lancée sous la houlette d'Antoinette Fouque (Aller sur le site Humanite sur Antoinette Fouque) durant le bicentenaire de la révolution française, en 1989. La militante siège au parlement de Strasbourg entre 1994 et 1999, elle s'était présentée sur la liste du Mouvement des Radicaux de Gauche. Plus que jamais active, l'AFD lancée par Antoinette Fouque soutient la gauche, qui relaie le combat des femmes.

L'éditrice ouvre une première librairie dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés. Là, elle vend les ouvrages publiés par des femmes. Au début des années 70, elle fonde Les Editions des femmes, en même temps que les Librairies des femmes dans les 3 plus grandes villes françaises. Antoinette Fouque a constaté que les femmes occupent peu de place dans le monde de l’édition en côtoyant les milieux intellectuels parisiens. Lieux de rencontres où les journaux, livres et revues sont à la disposition du public, les librairies créées par Antoinette Fouque restent ouvertes jusqu'à minuit.

Une militante et des mouvements

A la fin de la décennie soixante-dix, Antoinette Fouque et d'autres activistes décident de déclarer le MLF comme une association loi 1901. A son retour d'Amérique, à la veille des années 90, la militante crée l'Alliance des femmes pour la démocratie. Antoinette Fouque s’est battue tout au long de son existence pour que le droit des femmes progresse.

Auteur et théoricienne

La lutte d’Antoinette Fouque ne répond pas aux tentations du militantisme excessif, elle revendique son attachement au statut de mère, qui n'est pas pour la théoricienne incompatible avec la libération de la femme. La théoricienne ne se reconnait pas dans la notion du 2e sexe décrit par Simone de Beauvoir. Logiquement, l'auteure a collaboré à différents ouvrages collectifs comme "Portraits choisis" ou "Génération MLF 1968-2008". Antoinette Fouque invente le nom "féminologie", car elle déteste les "-isme" qui font référence à une idéologie.